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didascalie en ligne

La lettre d'information électronique de l'Association des professionnels des arts de la scène du Québec.

Vol.18, N°1 didascalies : indications relatives à la mise en scène que l'auteur intercale dans le dialogue écrit d'une pièce de théâtre ou d'un scénario de film, mais qui ne font pas partie de ce dialogue Octobre 2009

Les grands titres

Association des professionnels des arts de la scène du Québec (APASQ)
2310, rue Sainte-Catherine Est, bureau 201
Montréal (Québec) H2K 2J4

Tél. : (514) 523-4221
Téléc. : (514) 523-4418
Courriel général : info@apasq.org

Conseil d’administration de l’APASQ :

  • Raymond Marius Boucher, président
  • Alain Jenkins, vice-président
  • David Gaucher, trésorier
  • Claude Goyette, secrétaire
  • Claude Accolas,administrateur
  • Julie Deslauriers,administratrice
  • Élise Dubé,administratrice
  • Claudia Gendreau,administratrice
  • Anouk Looten,administratrice

Équipe permanente

  • Michel Beauchemin, directeur général
  • Viviane Morin, coordonnatrice des services aux membres et gestion des contrats
  • Katia Chénier
    Comptable
  • Line Nadeau, coordonnatrice au développement professionnel
  • John Bradley, conseiller en informatique

Équipe de production de didascalie en ligne

  • Michel Beauchemin
  • Raymond Marius Boucher
  • Élise Dubé
  • Claude Goyette
  • Alain Jenkins
  • Anouk Looten
  • Line Nadeau

Le mot du président

Chères conceptrices,
Chers concepteurs,

C’est avec plaisir que nous vous présentons didascalie en ligne, la nouvelle lettre d’information électronique de l’Association des professionnels des arts de la scène du Québec (APASQ).

Comme vous le savez, nous songions depuis un bon moment au moyen à utiliser pour mieux communiquer avec vous afin de vous tenir au fait des actualités qui touchent notre pratique. Ce nouveau format en ligne, qui a déjà fait ses preuves ailleurs, est, croyons-nous, la solution tout indiquée pour vous joindre plus rapidement, plus souvent et à peu de frais.

Didascalie en ligne est aussi votre lettre d’information. N’hésitez donc pas à nous soumettre des articles pour partager vos expériences professionnelles avec vos pairs, prendre position sur des sujets qui vous préoccupent ou encore nous interpeller, si certaines des positions ou des décisions que nous prenons ne vous conviennent pas. Car du choc des idées jaillit la lumière, dit-on. Le billet d’humeur d’un de vos confrères, que vous pourrez lire ci-après, illustre bien d’ailleurs l’usage que vous pouvez faire de notre lettre.

L’APASQ s’engagera au cours des prochains dans un processus de renégociation des nombreuses ententes collectives négociées et appliquées au cours des dix dernières années. Cela impliquera que nous sollicitions votre avis sur les améliorations à leur apporter. Vous serez donc invités, au cours des prochaines semaines et des prochains mois, à participer à plusieurs rencontres de réflexion sur de nombreux sujets touchant notre vie associative. Nous espérons que vous y participerez nombreux.

Le but de notre association est bien évidemment de valoriser le travail que vous faites et nous sommes déterminés, comme nous l’avons été au cours des 25 dernières années, à le faire de façon constante et soutenue.

Nous espérons que vous apprécierez cette nouvelle façon de vous informer.

En terminant, je m’en voudrais de ne pas souligner que trois de nos membres, Jean Bard, Anick Labissonnière (deuxième mise en nomination) et Richard Lacroix, sont présentement en lice pour le prestigieux prix Siminovitch. Ce prix comme on le sait est doté d’une bourse de 100 000 $ qui se répartit ainsi : 75 000 $ vont au lauréat ou à la lauréate et 25 000 $ à un jeune artiste ou à une organisation de son choix. Bonne chance à tous trois !

Raymond Marius Boucher
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À propos des ententes collectives

La négociation d’ententes collectives avec les associations de producteurs ou des producteurs indépendants demeurera l’une des principales préoccupations de  l’APASQ au cours des prochaines mois et même des prochaines années. Après avoir signé en juillet dernier une première entente avec l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ), nous nous attaquons maintenant à la renégociation de sept ententes collectives venues à échéance au cours des dernières années ou qui le deviendront au cours des prochains mois. Il s’agit des  ententes signées avec l’ACT, TUEJ, PACT, Ex-Machina, Le Groupe La veillée, le Théâtre de la Manufacture et l’APTP.

Ces négociations comporteront deux enjeux principaux : la mise à niveau des cachets et des droits de suite qui y sont prévus et l’intégration dans ces ententes des quatre nouveaux domaines de conception reconnus récemment par la Commission de reconnaissance des associations d’artistes et des associations de producteurs (Voir l’article d’Alain Jenkins sur les nouveaux domaines de conception).

Pour mener à bien ces négociations, nous aurons besoin de votre aide. Vous devez en effet nous aider à faire le bilan de l’application de ces ententes au cours des dernières années et surtout nous aider à définir les conditions minimales de pratique qui devraient y être prévues. Pour connaître votre avis, nous tiendrons tout au long de ces négociations des réunions de consultation.

La première de ces réunions, à laquelle participeront nos conseillers syndicaux de la CSN, Francine Bousquet et Michel Lemire, aura lieu de 17 h 30 à 19 h 30 le mardi 17 novembre. Elle portera sur les changements à apporter aux ententes à renégocier avec TUEJ, le Théâtre de la Manufacture et PACT. Si tout fonctionne comme prévu, cette réunion sera suivie le samedi 28 novembre, 10 h, d’une assemblée générale sectorielle où les projets d’entente à soumettre à TUEJ, à PACT et au Théâtre de la Manufacture seront présentés pour adoption aux membres en règle de l’Association. La réunion aura lieu dans les locaux de la CSN.
Montréal : Salle A, sous-sol de la CSN, 1601, av. de Lorimier
Québec : Numéro de salle à confirmer

Deux dates à retenir et à inscrire immédiatement à votre agenda..

L’entente ADISQ-APASQ

Comme nous vous l’annoncions en septembre dernier, l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) et l’APASQ ont signé, au terme de cinq années de négociation, une première entente collective le 6 juillet 2009. Cette entente établit les conditions minimales de travail des concepteurs (décor, costumes, éclairages et bandes sonores) engagés par les membres de l’ADISQ lors de la production de spectacles de musique et de variétés.

Entrée en vigueur le 20 août 2009, cette entente est valide jusqu’au 14 août 2012. À partir de cette date, elle continuera toutefois à s’appliquer jusqu’à la signature d’une nouvelle entente.

Nous vous invitons à en prendre connaissance en allant sur le site Web de l’Association à la page suivante : http://www.apasq.org/adisq.htm. Vous y trouverez également un hyperlien vous menant à la liste des membres de l’ADISQ. Ceux-ci sont en effet tenus, depuis le 20 août, de signer avec vous le nouveau contrat-type inclus dans l’entente, contrat qu’ils doivent obtenir de l’APASQ qui s’est vu confier l’application de l’entente.

N’hésitez pas à communiquer avec nous pour toute demande d’information supplémentaire.

Michel Beauchemin,
directeur général
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Les nouveaux domaines de conception

Bonjour, membres de l’APASQ
 
Je me présente Alain Jenkins, vice-président de l’association. Accessoiriste et concepteur sonore, je suis responsable du comité « nouveaux domaines de conception », formé par l’APASQ.

Car, comme vous le savez peut-être déjà, la Commission de reconnaissance des associations d’artistes et des associations de producteurs (CRAAAP) a rendu le 16 mai 2008 une décision dans laquelle la Commission :

1. statuait que les fonctions de concepteur d’accessoires, de coiffures, de maquillages et de marionnettes sont des fonctions artistiques au sens de la loi sur le statut de l’artiste ;

2. et accordait à l’APASQ la reconnaissance qu’elle demandait en vue de représenter « toutes les personnes conceptrices d’accessoires, de maquillages, de coiffures et de marionnettes dans les domaines de production artistique suivants : la scène, y compris le théâtre, le théâtre lyrique, la danse et la variété ».

Cette reconnaissance élargie permettra à notre association de négocier de nouvelles ententes collectives qui procureront aux concepteurs d’accessoires, de coiffures, de maquillages et de marionnettes des avantages semblables à ceux dont jouissent déjà les scénographes, les concepteurs  de costumes, les concepteurs d’éclairages et les concepteurs sonores.

Le comité « nouveaux domaines de conception » regroupe des concepteurs qui oeuvrent dans ces nouveaux domaines. Il a pour mandat d’évaluer les réalités de ces métiers et de décrire les conditions de travail qui y prévalent (contrats négociés, cachets, droits de suite, etc.), Nous pourrons ainsi recueillir des chiffres qui nous permettront d’établir les cachets minimums que nous devrons négocier avec les diverses associations de producteurs.

De nombreux développements devraient survenir tout au long de l’année; nous vous en tiendrons informés. À la suite de la lecture de cet article, si vous vous posez des questions ou si vous souhaitez joindre le comité pour participer aux discutions à ce sujet, communiquez avec nous au plus tôt !

Sincères salutations
Alain Jenkins
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Du côté de Québec

Rencontre du 5 juin où étaient présents Monique Dion, Élise Dubé, Claudia Gendreau, Yasmina Giguère, Vano Hotton, Julie Morel et Geneviève Tremblay.

La réponse à l’invitation, lancée le 5 juin dernier, à certains scénographes de la ville de Québec de s’impliquer dans la création d’un comité à Québec a été excellente. Sept des huit scénographes invités ont en effet participé à cette première rencontre qui visait à cibler les objectifs et mandats de ce regroupement. Elle témoigne ainsi d’un fort désir de mobilisation autour d’objectifs communs en vue d’améliorer concrètement les conditions d’exercice de notre métier.

Il apparaît clairement que les concepteurs présents désiraient voir s’améliorer leurs conditions de pratique. Regroupant des travailleurs autonomes souvent isolés par la nature de leur travail, le comité doit d’abord répondre à un besoin de se rassembler, de partager expériences et expertises. Tous soutiennent que pour assurer la pérennité d’un tel projet, les objectifs et actions entreprises doivent être réalisables à court terme, tout en restant conviviales.

La rencontre a permis à tous d’identifier différents besoins particuliers et à cibler plusieurs actions à entreprendre à court et moyen terme. Ils sont ici regroupés en six axes principaux.

Réseautage et communication entre les concepteurs de la ville

  1. Mise à jour de la liste de contacts (responsable : Julie Morel)
  2. Création d’une page Facebook à l’intention des concepteurs permettant échanges, offres de services professionnels, services conseils, partage d’expertise, de fournisseurs, de contacts et d’expérience. Cette page est accessible à tous sous le nom les Scénographes de Québec,venez y apporter votre contribution !
  3. Création d’une chaîne téléphonique
  4. Nouvelles du comité et de ses activités dans le Didascalie publié par l’APASQ
  5. Promotion du comité auprès des jeunes scénographes et des finissants du Conservatoire
  6. Promotion du comité auprès des concepteurs en région

 

Activités sociales

  1. 5 à 7
  2. Activités familiales regroupant comédiens, concepteurs, gestionnaires  (Pique-nique familial)
  3. Souper des fêtes, de fin de saison…
  4. Sorties culturelles à l’extérieur de la ville (musées, spectacles, conférences, salon d’exposition)

Perfectionnement professionnel offert dans la ville :

  1. Conseil de la culture de la région
  2. APASQ, certaines formations données à Québec
  3. Classe de maître en scénographie dans le cadre du Carrefour international de théâtre de Québec
  4. Université Laval, par le biais du Lantiss

Valorisation de la scénographie et amélioration des conditions d’exercices du métier de concepteur :

  1. Rencontre avec une agente spécialiste dans la négociation de contrat
  2. Rencontre avec certains producteurs de théâtre de la ville afin d’établir un dialogue et un lien de confiance permettant de mieux cibler les défis à relever afin d’améliorer les conditions d’emploi, de reconnaître l’expérience des concepteurs et de mieux définir les responsabilités des différents membres des équipes de production tout en considérant les contraintes de productions actuelles (concepteur / assistant / accessoiriste / marionnettiste / coiffeur / maquilleur / direction de production / direction technique).
  3. Mobilisation de plusieurs scénographes
  4. Promotion des compétences des scénographes de la ville auprès d’entreprises culturelles autres que le théâtre (Cirque du Soleil, Musée de la Civilisation, Musée des beaux-arts du Québec, etc.)
  5. Meilleure représentation dans les médias locaux
  6. Suivi du projet de centre de récupération de décors

Amélioration de la mobilisation des membres de Québec et de la participation aux activités de l’APASQ.

  1. Une participation de gens de Québec au comité organisateur de la Quadriennale de Prague
  2. Meilleure représentation des projets des concepteurs de Québec à la Quadriennale de Prague
  3. Meilleure consultation des membres de Québec sur différents enjeux autres que par conférence téléphonique
  4. Trouver des moyens originaux d’attirer l’attention des membres

Réflexion autour des enjeux artistiques actuels liés à la conception scénographique

  1. Groupes de discussion
  2. Séminaire

Ceux et celles qui ont envie de s’impliquer ou de participer aux activités peuvent  communiquer avec nous à l’adresse suivante : elisegentille@hotmail.com.

Élise Dubé
comité Québec
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En route vers Prague 2011

La Quadriennale du design et de l’espace des arts vivants de Prague attire des professionnels et des visiteurs du monde entier. Il s’agit d’une vitrine importante pour le rayonnement des artistes qui ont l'occasion de présenter la fine pointe de la création scénographique. En plus du volet réservé aux scénographes professionnels, la Quadriennale offre une section vouée aux architectures de théâtre et une troisième destinée aux écoles de théâtre. Plusieurs activités, comme des séminaires, des ateliers de travail et des rencontres avec les plus grands praticiens de la scène, font de cette exposition un lieu privilégié pour saisir l'évolution du design en théâtre dans le monde.
Convaincue de cela depuis sa fondation, l’APASQ a pris une nouvelle fois l’initiative de s’inscrire à l’édition 2011 de la Quadriennale en  tant que responsable de la participation canadienne. Si notre projet est retenu par les organisateurs de l’événement - que nos représentants doivent rencontrer au début du mois de novembre notre participation à la Quadriennale 2011 se déclinera en quatre (4) volets :

  • Un hommage à François Barbeau

  • Une exposition des scénographes professionnels 2006 à 2011

  • Une exposition de travaux d’étudiant des institutions canadiennes d’enseignement de la scénographie

  • Une exposition sur les lieux théâtraux québécois, construits ou réaménagés au cours des vingt-cinq dernières années

L’APASQ souhaite en effet rendre hommage à François Barbeau, grand concepteur de costumes  québécois, qui signe des costumes au cinéma, à l’opéra, au cirque et surtout au théâtre sur la scène canadienne depuis plus de cinquante ans. Il est le grand précurseur de ce métier de concepteur au Québec et au Canada. Il est une icône pour les générations successives qui ont suivi son enseignement dans les écoles de théâtre. En plus de l’exposition prévue, l’APASQ souhaite pérenniser l’hommage à François Barbeau par la publication d’un catalogue offrant une rétrospective de son œuvre.

L’exposition des scénographes professionnels 2006-2011, de son côté, explorera les influences croisées entre la scénographie, les arts visuels et la performance, thème retenu par la Quadriennale 2011.

Comme dans les précédentes quadriennales, la participation des écoles permettra à de jeunes créateurs en formation de présenter leur travail. Plus de treize écoles devraient s’inscrire et participer au volet étudiant. Cela permettra à ces jeunes créateurs de se confronter à toutes les cultures scénographiques présentées par plus de 60 pays présents à Prague.

Enfin, l’APASQ prévoit une alliance unique avec l’architecte Jacques Plante qui propose, en 2011, une exposition sur les lieux théâtraux québécois, construits ou réaménagés au cours des vingt-cinq dernières années, dans le cadre du volet architecture. Il propose également le lancement de sa publication lors de l’événement.

La participation à la Quadriennale 2011 demandera beaucoup de créativité, d’efforts et d’énergie, dans un laps de temps relativement court. Si cette aventure vous intéresse, n’hésitez pas à vous joindre au comité d’organisation que nous avons mis sur pied, comité composé actuellement de Raymond Marius Boucher, Linda Brunelle, Sébastien Dionne, David Gaucher, Anouk Looten, Anne-Séguin Poirier (qui en assume la coordination), David Vivian et Michel Beauchemin.

Pour en savoir plus sur la Quadriennale de Prague : www.pq.cz

Michel Beauchemin,
directeur général
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Programme de formation continue 2009-2010
Rappel… Rappel… Rappel…

Nous vous rappelons que les deux premières activités de formation continue offertes par l’APASQ en 2009-2010 - Transformations textile - volet 2 et Logiciel Vector Works - version 2009 - auront lieu respectivement les samedis 14 et 21 novembre 2009 et les samedis et dimanches, 12-13 et 19-20 décembre 2009.

Il est encore temps de vous inscrire, mais pressez-vous !

Inscription : en priorité par courriel à l’adresse suivante, linenadeau.coordination@videotron.ca   ou par téléphone au 514 509-6046.

Au cas où vous auriez manqué notre précédent courriel, voici à nouveau la description complète des activités de formation offertes en 2009-2010.

1. Transformations textile - volet 2
2. Logiciel Vector Works - version 2009
3. La négociation de contrats : Je déteste la confrontation, cela m’angoisse, pourquoi est-ce si difficile ?
4. Gestion de carrière artistique
5. Le concepteur et la gestion : FISCALITÉ

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Transformation textile – volet 2

VOLET MULTIRÉGIONAL

*ATTENTION : Pour cet atelier, les participants résidant à plus de 50 Km de Montréal peuvent avoir droit à un remboursement de frais de déplacement et de séjour, sur entente préalable. Contactez-nous pour plus d’information.

La conception de costumes et d’accessoires de théâtre fait appel à la créativité, à l’originalité et à la recherche de reproduction de texture spécifique. Ce projet offre la possibilité de travailler la teinture et l’application directes de colorants ainsi que le plissage et la perforation. Des outils, des façons de faire, de l’expérimentation et des lieux d’approvisionnement seront proposés pour la réalisation de costumes, maquettes, accessoires ou accessoires de décors.

De façon générale, cette formation vise à transmettre des solutions pour la pratique de la transformation textile, en contexte d’atelier. Nous aborderons les thèmes suivants : quelles attitudes favoriser et quels choix effectuer lors de la planification de la teinture, de l’impression et de la construction textile

La formatrice, Nathalie Tremblay, utilisera des méthodes d’enseignement telles que : l’exposé théorique, des notes de cours, “des recettes”, des exemples, la consultation de matériel visuel (Internet, livres, magazines, cahiers d’échantillons), les démonstrations, les méthodes de créativité, l’expérimentation, la réalisation d’échantillons et la supervision des travaux.

Contenu :

JOUR 1 : TEINTURE ET APPLICATION DIRECT DE COLORANTS
Nombre d'heures : 7 heures
Approfondissement des familles de colorants et des méthodes d’application directe des colorants en pâte d’impression. Les pâtes d’impression permettent à l’artisan de travailler avec un vaste choix de couleurs, dans un délai de réalisation plus court que les procédés de teinture traditionnels. Les notions de teinture avec réserves y sont introduites. C’est-à-dire la teinture avec pliage, nouage, ligature et compression. Réalisation de plusieurs échantillons de tissus variés : coton, soie, polyester, laine et nylon. Informations complémentaires sur les mesures de santé et sécurité, les fournisseurs et les coûts d’achat des matériaux.

Déroulement de l'activité. :
2 heures : présentation du cours et du professeur, matériel visuel et notes de cours à l’appui.
1 heure : préparer les pâtes d’impression et les tissus.
3 heures : démonstrations et travaux pratiques supervisés.
1 heure : retour sur les notions acquises et les travaux. Nettoyage.

JOUR 2 : PLISSAGE ET PERFORATION
Nombre d'heures : 7 heures
Donner un aspect tridimensionnel au tissu, lui conférer textures et volumes par des procédés thermiques d’impression et de couture. Présentation des techniques et réalisation de plusieurs échantillons de tissu. Expérimentation créative et structurée sur des fibres variées : coton, soie, polyester, acrylique et laine.
Nathalie Tremblay vient de réaliser un perfectionnement en plissage avec un maître-artisan japonais lors du 7th International Shibori Symposium. Elle en revient avec une mine d’informations !

Déroulement de l'activité. :
1½ heure : présentation du cours, matériel visuel et notes de cours.
1½ heure : démonstrations.
3 heures : travaux pratiques exploratoires supervisés.
1 heure :  retour sur les notions acquises et les travaux. Nettoyage.

Formatrice : Nathalie Tremblay, maîtrise les techniques d’impression et de feutrage qu’elle met à profit dans sa production commercialisée sous Tinctoria. Elle enseigne au Centre de Design et d’Impression Textile de Montréal et elle donne divers ateliers de formations tant aux professionnels, qu’aux adultes et aux enfants. Elle a déjà exposé au Musée du Costume et du Textile du Québec et exposera à l’automne prochain à la Guilde Canadienne des Métiers d’art, à Montréal.

Clientèle : Cette formation s’adresse à tous les concepteurs de décors, d’accessoires, de costumes, de marionnettes, les concepteurs sonores ou d’éclairage. La priorité sera accordée aux membres de l’APASQ.

Dates et durée : Les samedis 14 et 21 novembre 2009 de 9h à 17h.
Lieu : Centre de Design et d’Impression Textile de Montréal, 4710, rue St-Ambroise, suite 326, Montréal.
Coût : 40$

Inscription : en priorité par courriel à l’adresse suivante : linenadeau.coordination@videotron.ca ou par téléphone au 514 509-6046.

Veuillez spécifier votre numéro de membre, votre numéro de téléphone et votre adresse courriel.

Cette activité de formation continue est offerte grâce à un appui financier d’Emploi Québec et du Conseil québécois des ressources humaines en culture.

[début]

Logiciel Vector Works - version 2009

Formation de base
Apprentissage du logiciel et création d’un plan d’éclairage en 3D

VectorWorks est un logiciel ou plutôt une gamme de logiciels de CAO offrant des possibilités de dessin 2D et de modélisation 3D, au sein d'un environnement de travail simple et intuitif.

VectorWorks est l'un des rares logiciels de CAO à offrir une double structure d'organisation des documents, en couches et classes, qui permet de caractériser en profondeur les objets du modèle sans recourir à un nombre élevé de calques (Layers). Cette organisation peut être complétée par l'utilisation de la base de donnée, qui permet d'attribuer tout type d'information à tout objet du dessin. Le tableur fait alors office de générateur d'état pour exploiter ces informations et calculer volumes, surfaces, longueurs et quantités.

Cours 1
Préambule (3 heures)
Présentation du logiciel
Définition des outils et terminologie
Configurations des échelles de travail
Définition de l’aire de travail

Cours 2
Dessin 2D (3 heures)
Apprentissage des outils de dessin en 2D
Apprentissage et compréhension des Classes et Layers
Construction d’une salle et d’une scène
Apprentissage  des sauvegardes des feuilles de dessin
Mise en pages

Cours 3
Dessin 3D (3 heures)
Transformation du dessin 2D en 3D
Importation de « librairie »

Cours 4
Dessin 3D (3 heures)
Suite
Transformation du dessin 2D en 3D
Importation de « librairie »

Cours 5
Retour en arrière (3 heures)
Révision des cours 1-2-3-4

Cours 6
Éclairage/habillage (3 heures)
Porteuses d’éclairage
Habillage
Coupe et élévation

Cours 7
Éclairage (3 heures)
Importation des projecteurs
Inventaire
Modification des appareils
Object info
Liste

Cours 8
Éclairage (3 heures)
Mise en pages
Impression

Formateur : Luc Prairie, Concepteur d’éclairages.  Oeuvrant principalement dans le domaine de la scène (théâtre et opéra) depuis 1974, son champ d’activité s’est aussi développé dans l’univers muséologique, dans le créneau corporatif et en arts visuels. En parallèle avec sa carrière de concepteur d’éclairages, il a été pendant près de vingt ans assistant metteur en scène et directeur de plateau.  Luc Prairie est également professeur d’éclairages à l’École Nationale de Théâtre.
Clientèle : Cette activité s’adresse à tous les concepteurs d’éclairage ainsi qu’aux concepteurs de décor. La priorité sera accordée aux membres de l’APASQ.

Dates et durée : Les 12-13 et 19-20 décembre 2009 de 9h30 à 16h30.
Lieu :  Collège Maisonneuve Formation Continue, 2030, boul. Pie IX, 4è étage.
Coût : 60 $

Inscription : en priorité par courriel à l’adresse suivante : linenadeau.coordination@videotron.ca ou par téléphone au 514 509-6046.
Veuillez spécifier votre numéro de membre, votre numéro de téléphone et votre adresse courriel.

Cette activité de formation continue est offerte grâce à un appui financier d’Emploi Québec et du Conseil québécois des ressources humaines en culture.

[début]

La négociation de contrats : je déteste la confrontation, cela m’angoisse, pourquoi est-ce si difficile ?

Atelier offert à tous les professionnels des arts de la scène qui détestent négocier des contrats, qui veulent éviter la confrontation, qui n’en dorment pas la nuit, que les contrats angoissent, ou qui repoussent à plus tard la signature de leurs contrats parce qu’ils travaillent avec des amis et que par conséquent, ils ont confiance.

Air connu, n’est-ce pas ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. En tant que professionnels des arts de la scène, nous maîtrisons notre art, notre métier, sauf qu’au moment de signer un contrat, l’angoisse, l’inquiétude, le stress, la pression nous submerge. En d’autres termes, une impression de vulnérabilité s’immisce en nous. Pourquoi?

En tant que professionnels des arts de la scène, nous sommes des artistes, peu ou pas familiers avec les aspects juridiques et économiques du contrat que nous nous s’apprêtons à signer.

D’autre part, en plus de cette angoisse, de cette inquiétude, nous subissons une forme de pression de notre milieu environnant afin de signer à tout prix : on nous dit de faire confiance, de ne pas nous inquiéter, que le contrat n’est qu’une formalité, etc.
Aussi un air connu ?

Cette formation est pour vous : la culture du milieu des arts de la scène se vit avec un certain non-formalisme et une certaine nonchalance (être ‘cool’). Parallèlement, les budgets de création et de production sont de plus en plus réduits, les contrats sont rédigés en fonction des seuls besoins des producteurs, et la compétition entre artistes bien qu’insidieuse est néanmoins présente : « Si je ne signe pas, il en embauchera un autre » !
La négociation de contrats est donc de plus en plus importante pour les professionnels des arts de la scène.

Objectifs généraux

Au cours de la formation, voici ce qui sera à l’ordre du jour :
1. On examinera les pièges psychologiques et émotifs de la négociation de contrats, qui existent à toute étape d’une carrière, que l’on soit un professionnel émergent ou un professionnel chevronné et reconnu internationalement;
2. On y exposera les éléments constitutifs de la négociation comme étant un processus continuel de communication entre 2 ou plusieurs personnes. La formation apportera un éclairage positif sur le processus de négociation, par le biais de l’approche « dite d’Harvard », soit une méthode coopérative et raisonnée;
3. On déterminera quel type ou profil de négociateur nous sommes au moyen d’un exercice qui devra être complété avant le début de la formation;
4..On examinera comment inverser le rapport de force;
5. On examinera comment préparer une négociation, élément clé de l’atteinte de ses objectifs;
6. On y traitera de la réalité du milieu, des pratiques et des modèles d’affaires;
7. De plus, la formation aura recours à des méthodes pédagogiques privilégiant des exercices pratiques, à la portée de la réalité des professionnels des arts de la scène.

Si vous mettez en pratique les divers exercices vus durant la formation et entre les deux journées de formation, tant par la formatrice que par le matériel pédagogique remis durant la formation :
a) vous développerez des outils concrets, simples et non conflictuels pour gagner les points que vous demandez; et
b) vous augmenterez vos capacités de positionnement dans votre secteur.

Objectifs spécifiques

- Apprendre à connaître les limites inhérentes au processus de négociation ;
-Apprendre à devenir réaliste par rapport aux gains à obtenir par le processus de négociation ;
- Distinguer la nature et les conséquences du processus de négociation dans un contexte personnel (artiste vs producteur) eu égard à un contexte « syndical » (association d’artistes vs association de producteurs) ;
- Apprendre à identifier les enjeux d’une négociation ;
- Se sensibiliser aux erreurs et aux pièges du processus de  négociation ;
- Choisir le comportement approprié pour atteindre ses objectifs de négociation.

Formatrice : Marie-Louise Donald, présidente d’Emergence Conseil, avocate et gestionnaire artistique, notamment au sein des équipes de création du Cirque du Soleil.  Marie-Louise a fondé en 2004 Émergence Conseil, une entreprise vouée au développement des affaires pour les artistes et concepteurs et la formation: droit d’auteur, négociation de contrats, analyse et résolution de problèmes liés à la création, au développement, à la diffusion, tant au Québec qu’à l’international.
Clientèle : Cette activité s’adresse à tous les concepteurs de décors, d’accessoires, de costumes, de marionnettes, les concepteurs sonores ou d’éclairage. La priorité sera accordée aux membres de l’APASQ.

Dates et durée : Les 18 et 25 janvier 2010 de 9h à 17h.
Lieu :  Centre St-Pierre, 1212, rue Panet à Montréal, salle 202.
Coût : 30 $

Inscription : en priorité par courriel à l’adresse suivante : linenadeau.coordination@videotron.ca ou par téléphone au 514 509-6046.

Veuillez spécifier votre numéro de membre, votre numéro de téléphone et votre adresse courriel.  Veuillez aussi noter qu’un exercice sera transmis à chaque participant dans la semaine précédant le 1er jour de formation et devra être remis obligatoirement à la formatrice au début de la formation. Puis, des exercices pratiques devront être complétés pour remise au 2e jour de formation. Ces exercices sont obligatoires afin de participer à la formation.

Cette activité de formation continue est offerte grâce à un appui financier d’Emploi Québec et du Conseil québécois des ressources humaines en culture.

[début]

Gestion de carrière artistique

Axée sur la pratique et sur l’action, la formation en Gestion de carrière artistique constitue un lieu d’expérimentation, un incubateur de projets de nature artistique, associé à l’acquisition d’habiletés concrètes de gestion de sa vie professionnelle. Cette formation est offerte, depuis plus de 12 ans, aux travailleurs autonomes du secteur culturel. Elle s’adresse tout autant aux artistes d’expérience qu’à ceux qui débutent leur carrière.

Gestion de carrière artistique vous permettra de préciser votre parcours professionnel, d’acquérir des compétences de gestion vous conduisant à élaborer des outils concrets pour mettre en oeuvre votre projet artistique. La démarche de formation est centrée avant tout sur la personne : elle accorde une place privilégiée aux besoins et objectifs des participants. 
 
Vous serez donc amenés à vous fixer des objectifs et à élaborer un plan d’action concret qui permettant d’appliquer immédiatement les notions apprises.

L’élaboration du plan d’action s’enrichit également de l’intervention de plusieurs experts qui viennent partager leur expérience du secteur culturel (avocat, fiscaliste, artiste etc.).

Les objectifs généraux sont de :
- Faire le lien entre les objectifs personnels et professionnels– en cohérence avec les intérêts et aptitudes – et les réalités du marché.
- Développer des habiletés de gestion et de planification.
Acquérir une meilleure connaissance du marché dans lequel les artistes évoluent.
- Acquérir des notions reliées à la stratégie de mise en marché et à l’élaboration d’un plan de communication.
- Se familiariser avec les aspects administratifs, financiers et juridiques de la carrière.

Formateur : Claude Gillet - Gestionart

Claude Gillet œuvre dans le secteur culturel depuis plus de 25 ans. Comme guitariste auteur compositeur jusqu’en 1988, et comme adjoint de Blanche Morin dans la formation de gestion de carrière artistique depuis 1992. En 2002, il a participé en tant que chargé de projet et d’analyste à la réalisation de l’étude Le reflet de notre avenir, présentée par Mercadex International - au Conseil des ressources humaines du secteur culturel canadien. Il a effectué en 2003 un mandat d’adjoint à la recherche pour le projet des travailleurs âgés en culture (PPTAC : Emploi Québec, RQuODE, CQRHC, Communications Blanche Morin).

De 1992 a 2000 il a conçu et donné des formations en technologies de l’information pour des entreprises et des organismes (Académie québécoise du théâtre, Collège de Rosemont, Ministère de l’immigration et des relations avec les citoyens). Depuis 2001, il conçoit, coordonne et donne des formations de GESTION DE CARRIÈRE ARTISTIQUE pour l’Union des artistes, les conseils de la culture régionaux .

Claude Gillet a étudié la guitare et le saxophone au Collège de Ste-Foy. Il a complété ses études universitaires (niveau baccalauréat) à l’université Laval en cinéma et en sociologie. Il poursuit des études supérieures (DESS) en technologie de l’information et environnements d’apprentissage à la Télé-Université. Il poursuit sa pratique musicale par l’étude du luth et de la musique ancienne. Il a étudié avec le guitariste Robert Fripp de 1986 à 1990.

Clientèle : Cette formation s’adresse à tous les concepteurs de décors, d’accessoires, de costumes, de marionnettes, les concepteurs sonores ou d’éclairage. La priorité sera accordée aux membres de l’APASQ.

Dates et durée : Les 29-30-31 janvier, 19-20-21 février et les 26-27-28 mars 2010. Veuillez noter que les formations du vendredi sont de 19h à 22h et que les formations du samedi et du dimanche sont de 9h à 16h.
Lieu : Centre St-Pierre, 1212, rue Panet à Montréal, salle 105 (salle 106 pour le dernier week-end).
Coût : 90 $

Inscription : en priorité par courriel à l’adresse suivante : linenadeau.coordination@videotron.ca ou par téléphone au 514 509-6046.

Veuillez spécifier votre numéro de membre, votre numéro de téléphone et votre adresse courriel.

Cette activité de formation continue est offerte grâce à un appui financier d’Emploi Québec et du Conseil québécois des ressources humaines en culture.

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Le concepteur et la gestion : FISCALITÉ

Cet atelier, qui se veut convivial malgré le sujet, présente des façons de faire simples et pratiques pour que le professionnel des arts de la scène puisse bien gérer ses revenus et ses dépenses !

Contenu : La fiscalité pour les professionnels des arts de la scène est particulière en raison du statut de travailleur autonome, de la gestion des taxes (TPS et TVQ), des multiples sources de revenus, etc. Le formateur répondra à des questions comme celles-ci. : Quelles dépenses sont déductibles ?  Quels revenus peuvent être considérés comme des droits d'auteurs au sens de l'exemption provinciale ? À partir de quel seuil de revenus faut-il s'incorporer ou s'inscrire aux fichiers de taxes ? Peut-on être salarié et travailleur autonome ? Qu'arrive t-il si un travailleur autonome déclare des pertes ? Etc.

Toutes ces notions seront présentées en regard du métier de concepteur et de sa pratique spécifique.  La formation veut répondre aux questions que le professionnel des arts de la scène, souvent désespéré, se pose quand arrive le printemps... et le temps des impôts !

Formateurs :
- Raymond Villeneuve, bachelier en droit, auteur dramatique et producteur de théâtre. Raymond Villeneuve est également directeur général de l’organisme communautaire du Regroupement pour la Paternité.
- Yves Messier, comptable agréé, spécialiste de la fiscalité des artistes.

Clientèle : La formation s’adresse aux professionnels des arts de la scène.  La priorité sera accordée aux membres de l’APASQ.

Date et durée : Le 6 février 2010 de 9h à 17h.
Lieu : Centre St-Pierre, 1212 rue Panet, salle 202.
Coût : 20 $

Inscription : en priorité par courriel à l’adresse suivante : linenadeau.coordination@videotron.ca ou par téléphone au 514 509-6046.

Veuillez spécifier votre numéro de membre, votre numéro de téléphone et votre adresse courriel.

Cette activité de formation continue est offerte grâce à un appui financier d’Emploi Québec et du Conseil québécois des ressources humaines en culture.

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Petit billet d’humeur

Première histoire

Vos gueules, on investit des milliards dans…

Un garçon et son père discutent. Le garçon a besoin de souliers neufs et le père lui explique qu’il n’a pas d’argent pour cela. Qu’il est cassé et que le garçon va devoir s’en passer même s’il a des trous dans ses souliers. Le lendemain, le garçon voit arriver un camion, puis une pépine, un contracteur, un électricien, un menuisier, etc. Le père explique au fils qu’il fait construire une annexe à la maison, une belle cave à vin, un «lounge» pour fumer le cigare et un salon privé pour discuter avec ses amis pendant les longues soirées d’hiver.

Surpris, le garçon fait remarquer au père qu’il ne boit pas de vin et qu’il n’a jamais fumé de sa vie. Le père explique alors au fils que c’est pour faire tourner l’économie et que dans 20 ans c’est lui qui va en profiter. Le père explique aussi au fils que, de toute façon, c’est lui qui paye. Le père a signé un contrat avec un entrepreneur au nom du fils en vertu duquel l’entrepreneur se paiera dans le compte de banque du fils lors des 150 prochaines années.

Le fils retourne jouer dans la rue avec ses amis en se disant qu’il est bien chanceux d’avoir un père qui s’occupe si bien de ses affaires. Au Québec, les artistes se promènent avec des souliers troués et doivent se passer du minimum. Mais ils ferment leurs gueules. Il y a des milliards investis dans la culture. La Place des festivals, le Quat’sous, le TNM, la nouvelle salle de concerts de l’OSM, le Rideau Vert, la NCT, etc.

Deuxième histoire

En 1987 mon revenu annuel était de 47 000 $. En 2008, mon revenu annuel était de 57 000. $ Et dire que je suis parmi les mieux traités de mon milieu. J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir un père qui s’occupe si bien de mes affaires. Moins dans le béton ? Plus dans le talent ?

DB85

P.S. Dans le texte le mot talent est inclusif et non exclusif.
C'est-à-dire comédiens, metteurs en scène, concepteurs, etc.
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Rallier toutes les forces vives du théâtre québécois

Un colloque du CQT pas comme les autres

Un colloque, ça sent le devoir et l’ennui à plein nez. On imagine une tablée de conférenciers au discours soporifique et un public en rang d’oignons dont la majorité des participants sera trop timide ou pas assez interpellée pour prendre son tour au micro. Tout le monde le sait : en colloque les vraies discussions sur les vrais sujets se tiennent dans les corridors pendant la pause-café, entre gens qui se connaissent... Ces propos ne seront donc pas rapportés à l’ensemble de la communauté concernée qui pourrait pourtant en profiter.

Heureusement, au colloque du CQT, les 16 et 17 octobre derniers, on a renversé la formule. Place au forum ouvert ! Si je me fie au tour du micro de la fin visant à prendre le pouls des participants après cette expérience décapante, les auteurs, metteurs en scène, comédiens, concepteurs et administrateurs du milieu du théâtre québécois en sont sortis ravis, dynamisés et pénétrés du sentiment d’avoir pu verbaliser leurs préoccupations urgentes et partager leurs expériences.

Un forum ouvert, c’est quoi?

Un grand cercle de chaises, une animatrice et quelques micros : tous les participants face à face et un temps de parole pour chacun. Le point de départ : une entrevue réalisée avec un inconnu d’une autre génération que soi au cours de laquelle l’interviewé racontait son plus grand succès dans le métier, question de décortiquer les éléments clés de la synergie qui a rendu ce succès possible. Nous étions ensuite regroupés à huit pour partager les « success-stories ». Le but de l’exercice : débuter le colloque avec un esprit positif. Cet exercice permettait aussi de se rencontrer.

Ensuite nous avons repris le grand cercle et établi nous-même notre ordre du jour. Ainsi, nous devenions les maîtres du jeu, l’animatrice soulignant que « si un sujet n’est pas abordé durant ce colloque, vous n’aurez qu’une personne à qui le reprocher et elle est assise sur votre chaise ».

À chacun, donc, d’écrire autant de sujets que souhaités sur des feuilles de papier, de signer son nom et d’aller coller les feuilles sur un mur rebaptisé « la place du marché ». Il ne restait plus qu’à chacun de faire son marché pour choisir, parmi une trentaine d’ateliers, ceux auxquels il ou elle souhaitait assister. (J’ai remarqué que cette activité mettait de la bonne humeur et provoquait les échanges.) Les rapports de colloque, rédigés immédiatement après chaque atelier par les initiateurs de sujets sur les ordinateurs fournis permettraient de prendre connaissance des discussions auxquelles on n’avait pas pu assister.

Je reviens aux mots de la fin, lors du dernier tour de micro, pour vous rapporter pêle-mêle certaines impressions, conclusions, visions de participants :
La formule du forum ouvert a « permis d’échanger librement et spontanément », et a permis de prendre le micro à ceux qui n’en ont habituellement pas le courage
Les sujets étaient « non filtrés et les esprits décloisonnés »
On a fait place aux vrais problèmes mais aussi à la philosophie (!)
Il y a eu débat sur tous les types de théâtre (le jeune public, la relève, la marionnette, le théâtre en écoles…) pas juste celui avec un grand « T »
Enfin, place au terrain avec un grand « T »

En conclusion, ce colloque a permis à la « discussion de corridor » d’être au centre des débats.  Par contre, il n’a pas forcément abouti à des propositions formelles à remettre au CQT. Ce dernier point en a irrité certains, mais d’autres ont trouvé positif de ne pas subir la pression d’avoir à adopter des résolutions. Les rapports vous seront communiqués dans le compte-rendu produit prochainement par le CQT.

Anouk Looten
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